ET C’EST AINSI…

 

Après 15 ans de salariat dans l’industrie spatiale, Carine a souhaité donner un autre sens à sa vie professionnelle. Un bilan de compétence et une petite immersion au cœur d’une exploitation (caprins et bovins) de l’Allier l’ont confortée dans son idée de s’installer en élevage caprin.

Arrivée en Corrèze en été 2015, la famille (Carine, son mari, ses 2 enfants, 2 chiens, 1 lapin, 2 chevaux) a tout d’abord résidé quelques mois sur la commune de Perpezac-le-Noir, avant de trouver une propriété à acheter à Segonzac, où elle s’est installée fin février 2016.

L’entreprise a été créée au 1er mars 2016 et les premières chevrettes (30 petites chevrettes âgées d’une semaine à un mois) sont arrivées à Pâques. L’objectif était de démarrer avec de jeunes animaux pour apprendre à gérer un peu mieux l’élevage avant de s’atteler aussi à la transformation fromagère. Après presque une année, les premières mises-bas sur l’exploitation ont eu lieu en mars / avril 2017 et la production laitière et la transformation fromagère ont pu démarrer.

En parallèle, n’ayant aucun diplôme dans le domaine agricole, Carine a passé son Brevet Professionnel de Responsable d'Exploitation Agricole (BPREA) en formation à distance avec le CFPPA des Vaseix (la formation à distance avait débuté au printemps 2015,Carine poursuivant son activité professionnelle dans le Sud-Est de la France) et réalisé divers stages et formations.

L’exploitation ne disposant que d’une petite grange étable peu adaptée à l’élevage caprin, il a également fallu construire un bâtiment pour disposer d’une chèvrerie agréable pour les chèvres et d’un atelier de transformation fromagère fonctionnel et aux normes. La construction a eu lieu entre septembre 2016 et mars 2017 : terrassement, maçonnerie, mise en place de l’ossature et du bardage bois, agencements intérieurs de la chèvrerie y compris de la salle de traite, montage de l’atelier de transformation et installation des différents équipements. Heureusement, la météo a été clémente et les différents entrepreneurs à la hauteur pour terminer l’ensemble en temps et en heure et ainsi accueillir les chèvres avant les mises-bas, disposer d’une salle de traite dès le début de la lactation et de l’atelier pour le démarrage de la transformation fromagère. Il n’a pas fallu compter les heures non plus et personne n’oubliera notamment les heures passées à poser et à jointer le carrelage antidérapant de l’atelier !

 

Les objectifs de cette reconversion professionnelle et de cette installation sont multiples, les principaux étant les suivants :

  • Exercer à un métier plus manuel après trop d’années passées dans un bureau ou en réunion et créer sa propre exploitation,
  • Fabriquer de A à Z des produits de qualité à partir d’un lait de chèvre le plus sain possible. Pour cela, les chèvres pâturent dès que la météo le permet ou consomment le foin de l’exploitation. Bien que non certifiée Bio pour le moment, il n’est fait aucun apport d’engrais ni d’aucun autre produit phytosanitaire sur les parcelles. Les granulés et le maïs qui sont distribués en compléments aux animaux sont issus de l’Agriculture Biologique. Il n’est fait appel aux produits vétérinaires que si aucune autre alternative n’est possible et les chèvres sont avant tout soignées grâce à des produits d’origine naturelle,
  • Commercialiser les produits le plus possible en circuits courts, notamment à la ferme, car les circuits courts sont les plus respectueux de l’environnement (pas de transport à l’autre bout de la France ou du monde), sont ceux qui assurent un revenu décent aux agriculteurs (pas ou peu d’intermédiaires) et la plus grande traçabilité (tout est fabriqué à la ferme), mais aussi parce que le contact avec les clients est quelque chose de très agréable et d’enrichissant,
  • Redonner à la propriété sa vocation première d’exploitation agricole et tendre le plus possible vers une autosuffisance alimentaire du cheptel.
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